La génèse du projet

La France prend parti

Les objectifs

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Agoa – un Sanctuaire pour les mammifères marins aux Antilles françaises

Sanctuaire en Projet

Site en cours de construction


Peuplée de nombreuses espèces de cétacés, la mer des Caraïbes constitue un habitat privilégié pour le nourrissage, l’alimentation, la reproduction et la migration de nombreuses espèces de mammifères marins.

21 espèces ont été recensées dans les eaux des Antilles françaises, réparties en deux sous ordres : les cétacés à fanons, représentés essentiellement par la baleine à bosse,

et les cétacés à dents comprenant le cachalot et diverses espèces de dauphins.

GENÈSE DU PROJET

image : AET


En septembre 2003, des échanges ministériels ont permis d’officialiser ce projet de Sanctuaire pour les mammifères marins dans la Zones de eaux économiques exclusives des Antilles françaises.

Initié par l’ECCEA (Eastern Caribbean Coalition for Environmental Awareness), il est, depuis 2006, piloté par la DIREN Martinique, en partenariat avec la DIREN Guadeloupe.

En 2006, La DIREN Martinique a oeuvré à la création d’un Comité de Pilotage multisectoriel, qui s’est réuni pour la première fois le 2 juin 2006, sous la présidence du Secrétaire Général de la Préfecture de Guadeloupe et a permis de valider :

• la liste des membres du comité de pilotage

• Le pilotage du projet par la DIREN Martinique

• L’adoption de la Zone des eaux à Economie Exclusive comme zone privilégiées pour développer le projet,

• Le développement du projet exclusivement dans la Zone des eaux à Economie Exclusive des Antilles françaises, dans un premier temps.

Trois ateliers thématiques ont été créés :

Les atelier juridique, atelier scientifique et atelier de communication.

• L’atelier juridique, animé par la DIREN Guadeloupe,a eu pour mission de produire une étude visant à déterminer l’outil réglementaire le plus approprié au projet. Cet outil doit permettre de proposer et de définir avec les élus et les représentants des catégories socio-professionnelles concernées, les règlements qui s'avéreraient nécessaires aux activités potentiellement nuisibles à la présence des mammifères marins dans les Antilles françaises (si les suivis scientifiques menés dans cette zone démontrent effectivement l'existence d'impacts avérés venant de ces activités humaines).

Les résultats de cette étude, ainsi que les discussions entre DIREN Guadeloupe, DIREN Martinique et Agence des Aires Marines Protégées, ont abouti au choix d'une nouvelle forme d'Aire Marine Protégée, à mettre en place dans les deux ou trois années à venir.

• L’atelier de communication, animé par la DIREN Martinique, a permis de définir un nom de baptême,de proposer ce site internet et de concevoir des plaquettes d'informations de différents formats (Chemise et dépliant téléchargeables ici). Cet atelier permettra ensuite de proposer des actions de sensibilisation plus ciblées.

• L’atelier scientifique coordonne les différents protocoles d’observation :

Le suivi aérien de 2007, financé par l’agence des aires marines et réalisé par le Centre de recherche des mammifères marins de La Rochelle, et les suivis en mer, financés par les DIREN et réalisés par la SEPANMAR (Martinique), Breach et Evasion Tropicale (Guadeloupe).

Lors du dernier atelier scientifique, un protocole commun a été défini pour ces suivis en mer, sur la base des comptages déjà réalisés aux Antilles et en s’inspirant de la méthode d’observation scientifique définie pour le Sanctuaire Pélagos de Méditerranée.

LA FRANCE PREND PARTI POUR LA SAUVEGARDE DES CETACES

image : Franck MAZEAS

L’arrêté du 27 juillet 1995, protège intégralement tous les mammifères marins sur tout le territoire français, départements d’outre-mer y compris.

La Commission Baleinière Internationale (CBI) et le contexte international :

Signée en 1946, la Commission Baleinière Internationale a été créée pour assurer la conservation des baleines, et partant, le développement respectueux de l’industrie baleinière. Mais au vu de la diminution alarmante des populations de mammifères marins, cette commission baleinière a adopté en 1982 un moratoire sur la chasse commerciale. Cette commission réunit chaque année 80 pays-membres, parmi lesquels certains pays sont d’ardents défenseurs des mammifères marins. Cependant, des petites communautés de tradition baleinière se voient allouer un quota dit de chasse aborigène de subsistance, et d’autres pays continuent de chasser les mammifères marins pour des raisons commerciales ou dites scientifiques. Ces derniers pays militent pour la reprise de la chasse baleinière.

Types de chasse toujours pratiquée en 2008 :

Chasse commerciale sous objection pour la Norvège (depuis 1993) et l’Islande (depuis 2006). Au total, de 1993 à 2007, 6 000 Petits Rorquals auront été prélevés (prélèvement annuel de la Norvège de l’ordre de 600 animaux).

Chasse aborigène pratiquée par les Etats-Unis (Alaska sur la baleine du Groenland et la baleine grise), la Russie (Sibérie sur les mêmes populations), le Danemark (Groenland sur le Rorqual commun et le Petit Rorqual), Saint-Vincent-et-les-Grenadines sur la baleine à bosse.

Chasse scientifique pratiquée par le Japon depuis l’entrée en vigueur du moratoire et par l’Islande depuis son retour à la CBI en 2002. Depuis 1986, plus de 10 000 baleines, toutes espèces confondues, auront ainsi été capturées, essentiellement par le Japon dans le Pacifique Nord et l’Antarctique.

Face à ces pays pro-chasse aux mammifères marins, la France, associée à d’autres pays de l’Union Européenne, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et les Etats-Unis d’Amérique, se positionne donc fermement en faveur de la protection des mammifères marins, et appuie cette volonté par la mise en place d’un sanctuaire pour les mammifères marins dans une zone cruciale pour la survie de ces espèces.

Il existe déjà deux sanctuaires où la chasse commerciale serait interdite en cas de levée du moratoire : celui de l’Océan Indien créé en 1979 et celui de l’Antarctique créé en 1994, à l’initiative de la France.

L’objectif de la démarche de Sanctuarisation de la Zone des eaux Economiques Exclusives (ZEE) des Antilles Françaises est donc, en premier lieu, d’affirmer la position de la France en faveur de la conservation des populations de mammifères marins, par la création d’un Sanctuaire pour les mammifères marins dans une zone cruciale pour le repos et la reproduction des cétacés, les Antilles françaises.

LES OBJECTIFS DU SANCTUAIRE

image : AET

La France souhaite :

• Agir pour le rétablissement des populations de mammifères marins de la Caraïbe et étendre la protection de ces espèces à la protection de leurs habitats. La Zone des eaux à Economie Exclusive (ZEE) des Antilles françaises (cf fig.5), qui deviendra le lieu du sanctuaire, est une zone où il est déjà interdit de pêcher des mammifères marins.

• Faire des Antilles françaises un modèle pour une vie harmonieuse des mammifères marins dans l’espace maritime de la ZEE et pour leur prise en compte dans le développement des activités humaines. La ZEE sera donc l’objet de concertations entre acteurs afin d’assurer la conservation de cet habitat privilégié pour la reproduction des mammifères marins.

• Affirmer le positionnement de la France en faveur de la conservation des mammifères marins et inciter les états voisins de la Caraïbe à rejoindre l’initiative française ou à porter des projets analogues.

POUR ATTEINDRE CES OBJECTIFS

Le Sanctuaire des Antilles française sera une zone où :

• Les actions d’observation scientifique respectueuses des mammifères marins seront soutenues afin d’améliorer les connaissances de ces espèces,

• La population, les usagers de la mer et les décideurs seront informés et sensibilisés à la préservation des mammifères marins et du milieu marin,

• Le développement des activités humaines prenant en compte la préservation des mammifères marins et de leurs habitats sera favorisé,

• Les activités humaines néfastes à la conservation de ces espèces seront limitées en les contrôlant, voire en les interdisant, via un processus de concertation entre tous les acteurs : administrations, élus, usagers de la mer, scientifiques et associations de protection de la nature,

• Les pays de la Caraïbe intéressés par une démarche commune de conservation des mammifères marins seront associés (Antilles néerlandaises, Iles vierges, Montserrat, etc.).

Cette initiative est par ailleurs conforme aux objectifs de la convention de Carthagène des Nations Unies sur la conservation du milieu marin et de son protocole relatif aux zones et à la vie sauvage spécialement protégées, protocole que soutient fortement le gouvernement français.

Choix du nom du sanctuaire

Nom proposé par l'association Eastern Caribbean Coalition for Environmental Awareness (Eastern Caribbean Coalition for Environmental Awareness) : « Maï d'Agoa » désignerait « la mère de l'esprit des eaux » déesse de la mythologie amérindienne.

La baleine à bosse, reconnue sur toute la surface du globe, aurait été l'une des formes d' Agoa, cet esprit supérieur maternel, dans la culture amérindienne [recherches menées auprès du Muséum d'archéologie et de la préhistoire de la Martinique, et de l'anthropologue Thierry L'Etang].

(La forme masculine de cette entité aurait parcouru les eaux douces, sous la forme d'unanaconda).

La baleine à bosse ne vient que quelques mois par an dans nos eaux, mais pour y mettre bas son baleineau. Le nom Agoa, avec l'emblème de la Baleine à bosse, répond donc parfaitement à la valeur phare choisie pour le sanctuaire :

La protection d'une zone de reproduction des mammifères marins.


Documents :

image : AET

Plaquette/dépliant AGOA :

Chemise 3 volets (1,5 Mo), Dépliant Français, AnglaisEspagnol (3 Mo),

Feuille A4 Anglais, Feuille A4 Espagnol (0,4 Mo) .

SYNTHÈSE DES CONNAISSANCES ACQUISES SUR LES CÉTACÉS PRÉSENT EN GUADELOUPE ET MARTINIQUE

RECOMMANDATIONS POUR L'APPROCHE ET L'OBSERVATION DES MAMMIFERES MARINS DANS LEUR ENVIRONNEMENT


ANNONCE PARUE DANS LE FRANCE ANTILLES DU 30/04/08


COMPTE-RENDU DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES POUR LA 58eme COMMISSION BALEINIERE INTERNATIONALE (annonce du projet de Sanctuaire pour les mammifères marins dans les Antilles françaises)

COMPTE-RENDU DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES POUR LA 59eme COMMISSION BALEINIERE INTERNATIONALE

COMPTE-RENDU DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES POUR LA 60eme COMMISSION BALEINIERE INTERNATIONALE


QUELQUES INFORMATIONS SUR LES 6 ESPECES LES PLUS COURAMMENT RENCONTREES

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